Mystérieuse Polaris

Nous connaissons tous l’étoile nommée Polaris car elle indique le Nord géographique aux voyageurs depuis des temps immémoriaux. Située au bout de la constellation de la Petite Ourse, l’étoile polaire est la seule qui ne bouge pas dans le ciel nocturne, puisque l’axe de rotation de la terre est fixé dessus. Et pourtant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, nous ne savons pas grand-chose d’elle. Les méthodes scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer sa taille, sa masse, son âge, ni la distance qui nous sépare d’elle. Plus précisément, les deux méthodes de calcul existantes donnent des résultats contradictoires.

Dans la vie réelle, lorsqu’on évalue quelque chose et qu’on trouve un résultat incohérent, le première idée qui nous vient à l’esprit est que nous nous sommes peut-être trompés quelque part. Cette idée n’a fait qu’effleurer les scientifiques. Il est impossible que leurs modèles ou leurs calculs soient faux. Et pour cause. La connaissance de l’espace et la conquête spatiale sont basées sur ces modèles. S’ils sont faux alors tout s’effondre.

Alors résumons. Les étoiles lointaines et mobiles dans notre champ de vision n’ont aucun secret pour nous. Polaris qui est proche et immobile est un mystère total. N’est-ce pas aberrant? La logique nous dit qu’il est plus difficile d’examiner un objet éloigné qui bouge tandis qu’il est plus facile d’analyser un objet proche qui reste sur place. Et bien la science affirme le contraire. Comment est-ce possible ?

C’est simple. Merci l’informatique. Grâce aux machines qui calculent plus vite que notre ombre, il est possible de pousser les modèles à l’extrême. Combien de scientifiques basent leur travaux exclusivement sur des modèles informatiques ? Combien de biologistes n’ont jamais étudié le moindre être vivant ? Combien d’astronomes n’ont jamais jeté un coup d’œil dans un télescope ? De nos jours, dès qu’un résultat s’affiche sur un écran, on considère qu’on détient la vérité absolue et inébranlable. Par conséquent, ils renvoient souvent sur résultats aberrants, aussitôt qualifiés de mystérieux tellement ils sont peu crédibles. Qu’à cela ne tienne. L’ordinateur a parlé, il dit forcément la vérité, l’aberration est avérée.

J’ai toujours estimé que la science est le phare qui guide l’humanité mais les théories qu’elle pond ses derniers temps sont tellement aberrantes qu’il est difficile de déterminer s’il faut en rire en en pleurer. Pourquoi nous abreuve-t-elle d’inepties ? Est-t-elle à la poursuite de la richesse, de la gloire ou de la domination ? En tout cas la recherche de la vérité est le cadet de ses soucis.

On s’inquiète de la prolifération des théories dites "conspirationnistes". On cherche à les combattre par la répression, la censure ou l’humiliation. Quelle absurdité. Si la science éclairait le chemin, nous gambaderions dans ses pas avec entrain et allégresse. Mais si chacun se disperse anxieusement, furetant de-ci de-là dans les recoins les plus improbables, c’est peut-être parce qu’elle a perdu le Nord.

Retour